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Dépanner un site WordPress en cas d’erreur ou de dysfonctionnement

Comme vous le savez, l’écosystème WordPress est complexe et les possibilités offertes par WP sont infinies. Il existe souvent plusieurs plugins, pour répondre à un même besoin. Sans compter que des conflits peuvent apparaître, lorsqu’on associe certains plugins précis entre eux, ou lorsqu’on effectue la mise à jour du thème et du cœur de WordPress. 

Dépannage EasyHoster

Procédure de dépannage WP

Le service de dépannage WordPress offert par EasyHoster

Chez EasyHoster, nous cherchons à offrir le meilleur service de dépannage WordPress possible, dans le cadre de votre hébergement Web. Le tout en répondant à toutes vos questions, sans surcoût, y compris dans le cadre de notre formule d’hébergement la moindre chère. Il peut même être offert quelques interventions techniques, pour les clients ayant souscrit à une offre Pro (en cycle de facturation annuel) ou une offre supérieure.

Les clients ayant fait l’acquisition d’un site clés en main aussi bénéficient gracieusement d’un certain délai d’assistance VIP « bon départ » qui court à partir de la date de livraison du site Web. Cela peut inclure l’intervention d’un technicien sur le site, sans surcoût, en cas de fausse manipulation de leur part. Par la suite, s’il venait à y avoir un certain nombre d’erreurs répétées, ou de dysfonctionnements réguliers dû à de fausses manipulations, il pourrait être proposé des solutions au cas par cas, pour augmenter le quota d’interventions techniques du client (prolongation de la date d’échéance du service, upgrade vers un plan supérieur…).

Reportez-vous aux conditions de dépannage WordPress gratuit pour les clients EasyHoster, afin d’obtenir tous les détails à ce sujet.

Dans tous les cas, nous encourageons toujours les clients à, si possible, être autonomes. Cela leur permet notamment de minimiser leurs coûts de maintenance sur le long terme, pour toutes les interventions futures. WordPress est un CMS très amusant à appréhender et la documentation sur celui-ci ne manque pas sur Internet.

Bien sûr, si vous avez le moindre doute, le support technique EasyHoster reste en tout temps disponible pour répondre à toutes vos questions sur WordPress.

En cas d’erreur ou de dysfonctionnement constaté dans votre site WordPress, si l’erreur ne semble pas être liée à une mauvaise configuration de votre hébergement, l’assistance EasyHoster vous demandera de procéder à ces étapes, avant de pouvoir vous offrir plus d’assistance. Merci pour votre coopération.

Comment dépanner un site WordPress soi-même en 10 étapes ?

En faisant preuve de bon sens et en suivant quelques routines et procédures standards, chacun peut effectuer le dépannage et la maintenance de son site WordPress, sans risque et de façon autonome.

La procédure proposée ci-dessous est celle conseillée par toutes les agences de développement WordPress. C’est d’ailleurs la procédure qui est utilisée par nos techniciens, en interne, dans le cadre de l’assistance VIP offerte aux nouveaux clients des sites clés en main, ainsi que des plans d’hébergement Pro et supérieurs.

Si vous en avez les moyens, pour réaliser cette intervention avec une sécurité et un confort maximal, il peut être intéressant de faire vos tests sur un espace de développement temporaire (staging). Pour cela, vous pourriez par exemple copier votre site sur un sous-domaine via lequel vous pourrez agir sans que les visiteurs de votre site ne remarquent quoi que ce soit.

Voici la procédure standard, à suivre pour le dépannage WordPress :

1. Faire une sauvegarde de son site

Faites une sauvegarde complète de votre site (fichiers, base de données). Cela vous sera utile en cas de fausse manipulation. EasyHoster effectue régulièrement des sauvegardes internes, mais vous restez responsable de vos propres données.

Option 1 :

Pour un confort maximal, nous vous recommandons de souscrire à des backups autonomes (en self-service) auprès de notre partenaire CodeGuard (restauration automatique en 1 clic).

Option 2 :

Vous pouvez aussi manuellement effectuer un backup de vos fichiers et de votre base de données :

  1. En créant une archive de vos fichiers (.zip, .tar, .tar.gz) via le Gestionnaire de fichiers cPanel (File Manager).
  2. En téléchargeant votre base de données via phpMyAdmin, ou via cPanel onglet “Sauvegarde”.

Option 3 :

Si votre espace disque restant vous le permet, vous pouvez également faire un backup de votre compte cPanel complet, grâce à l’Assistant de sauvegarde de cPanel.

Pour sauvegarder votre compte cPanel dans son intégralité, rendez-vous dans l’onglet « Sauvegarde » de votre compte cPanel :

Important : Renseignez votre adresse e-mail pour être averti lorsque le backup sera prêt. Ensuite, cliquez sur le bouton « Générer une sauvegarde ».

Après quelques minutes, vous allez recevoir un e-mail vous confirmant que le backup est terminé.

Le titre de cet e-mail sera :

[example.com] Une sauvegarde complète du compte « Votre USER cPanel » de domaine principal « example.com » a été effectuée.

Comment télécharger votre sauvegarde ?

Dès réception de cet e-mail, il vous suffira de vous rendre dans le Gestionnaire de fichiers de cPanel.

Le backup se trouvera à la racine de votre hébergement.

Enregistrez votre sauvegarde sur votre ordinateur et/ou sur une clé USB.

Pour votre information, ce fichier .tar.gz contient toutes les données de votre compte d’hébergement cPanel. C’est-à-dire, tous les fichiers de votre dossier “home” sous Linux, ainsi que toutes vos bases de données MySQL, vos e-mails et vos configurations cPanel.

Voici ce que vous pourrez trouver en décompressant cette archive. Vos fichiers physiques (/public_html/) sont dans le dossier /homedir/ :

Et vos bases de données sont dans le dossier /mysql/ :

Tout cela semble trop compliqué ?

Pour rappel, pour plus de confort, nous vous encourageons à souscrire à des backups automatiques indépendants via CodeGuard. Sur simple demande au support, ceux-ci sont mis en place pour vous, par l’assistance EasyHoster. Les sauvegardes sont réalisées toutes les 24 heures et la restauration de données se fait en 1 clic. Consultez-nous pour plus d’informations à ce sujet.

Voici à quoi ressemble votre interface CodeGuard pour la restauration des données :

2. Activer le mode “debug” de WP et les logs d’erreurs PHP

Si vous n’activez ni le mode debug de WordPress, ni les journaux d’erreur PHP, voici la seule indication qui sera affichée sur votre site WordPress en cas d’erreur :

“ Il y a eu une erreur critique sur ce site

En apprendre plus sur le débogage de WordPress. “

Il y a eu une erreur critique sur ce site. En apprendre plus sur le débogage de WordPress.

Jusqu’ici, cette erreur critique ne nous aide pas beaucoup à débuger 🙂

Maintenant que vous avez réalisé une sauvegarde de vos données, le second bon réflexe à avoir sera donc d’activer l’affichage des erreurs WordPress (WP_DEBUG) et des logs d’erreurs PHP (fichier error_log).

Rendez-vous dans votre compte cPanel > Gestionnaire de fichiers !

Ensuite, rendez-vous dans le dossier de votre site (généralement /public_html/) et éditez le fichier :

  • wp-config.php

Pour activer le mode debug de WordPress :

Modifiez la ligne suivante : 

define( 'WP_DEBUG', false );

Et passez cette ligne de « false » à « true », comme ceci :

define( 'WP_DEBUG', true );

Activer le mode DEBUG de WordPress via wp-config.php

Si aucune ligne de code ne mentionne WP_DEBUG, ajoutez simplement la ligne suivante dans wp-config.php : 

define( 'WP_DEBUG', true );

Attention, cette constante doit impérativement être ajoutée quelque part au-dessus de if(!defined('ABSPATH')), comme illustré sur la capture d’écran ci-dessus.

Grâce au mode debug, vous verrez des indications concernant les erreurs rencontrées par votre site, directement sur celui-ci.

Mode debug de WordPress : Il y a eu une erreur critique sur ce site. En apprendre plus sur le débogage de WordPress.

C’est beaucoup plus explicite à présent ! Par contre, ce disgracieux message d’erreur s’affiche chez tout le monde ! 😮 

Désactiver l’affichage des erreurs, mais activer l’enregistrement des erreurs WordPress dans un fichier debug.log :

Pour éviter d’afficher les erreurs aux yeux de tous, publiquement sur votre site WordPress, vous voudrez probablement :

  1. Conserver le mode debug actif.
  2. Activer l’enregistrement des erreurs dans un fichier debug.log.
  3. Masquer l’affichage des erreurs publiques.

Pour se faire, utilisez les valeurs suivantes dans votre fichier wp-config.php : 

// Activation du mode debug
define( 'WP_DEBUG', true );

// Enregistrement des erreurs dans /wp-content/debug.log
define( 'WP_DEBUG_LOG', true );

// Non-affichage public des erreurs sur le site WordPress
define( 'WP_DEBUG_DISPLAY', false );

Les erreurs seront donc enregistrées dans ce fichier et ne seront plus détaillées publiquement :

  • /public_html/wp-content/debug.log

Pour lire ou télécharger ce fichier, vous pouvez utiliser le Gestionnaire de fichiers de cPanel.

Outre les erreurs qui peuvent être traquées par WordPress, il est aussi utile d’activer l’enregistrement des journaux d’erreurs, à la racine de votre serveur PHP (Apache).

Voici comment activer les logs d’erreur de PHP :

Pour activer les journaux d’erreur de PHP, rendez-vous dans votre compte cPanel dans l’onglet :

  • Sélectionner une version de PHP (Select PHP version)

Rendez-vous ensuite sous l’onglet « Options » : 

Cochez la case « log_errors ».

Cela aura pour effet de créer un fichier error_log à la racine de votre site /public_html/, mais aussi dans chaque sous-dossier où peuvent apparaitre des erreurs PHP.

Ces fichiers sont facilement accessibles depuis votre Gestionnaire de fichiers cPanel.

Dans de nombreux cas, la simple lecture de tous ces journaux d’erreurs vous permettra d’identifier le responsable de l’erreur que vous rencontrez. Est-ce plutôt votre thème, un plugin spécifique, ou du code personnalisé ajouté dans votre child-theme le responsable ?

Si les logs vous parlent, dépannez immédiatement le problème à la source. Par exemple, mettez à jour le plugin ou le thème, vérifiez la configuration du plugin mentionné dans l’erreur, etc.

Votre intervention de dépannage est terminée ? N’oubliez pas de désactiver les logs PHP et le mode debug de WP !
En effet, certains avertissements mineurs (pouvant être ignorés sans danger) sont souvent enregistrés dans ces fichiers logs, à chaque visite de votre site. Chaque jour, ce sont potentiellement des centaines de lignes de texte qui peuvent être enregistrées dans error_log et debug.log. Au bout de quelques semaines, ces fichiers peuvent devenir extrêmement volumineux… plusieurs Gigas ! D’une part, un fichier logs de plusieurs gigas est totalement inutilisable. D’autre part, cette surcharge de l’espace de stockage de votre compte d’hébergement le rendra inutilisable (site inaccessible, comptes e-mail gelés, etc.). Pensez donc à toujours désactiver les logs et le mode debug après chaque intervention de dépannage.
 

Bonus – La Console Google Chrome :

En complément aux logs précédents, consultez aussi la Console de votre navigateur Internet (ex : la Console de Google Chrome).

  • Votre site WordPress ne s’affiche pas correctement ? (problème d’affichage)
  • Une fonctionnalité semble cassée ? (erreur JavaScript / jQuery)

Dans ce cas, vous pourriez trouver de précieuses informations en affichant la Console de votre navigateur Internet. Dans notre exemple, nous utilisons Google Chrome. 

Voici plusieurs méthodes pour ouvrir la Console Google Chrome.

Sous Mac :

  1. Utilisez le raccourci : Option+⌘cmd+j
  2. Utilisez le raccourci : Option+⌘cmd+i puis cliquez sur l’onglet Console

Sous Windows : 

  1. Utilisez le raccourci : Ctrl+ Shift+j
  2. Utilisez le raccourci : Ctrl+ Shift+i puis cliquez sur l’onglet Console

Méthode sans raccourci clavier : 

  1. Cliquez sur le Kebab Menu  (les trois points dans le coin supérieur droit, dans Google Chrome).
  2. Choisissez « Plus d’outils », puis « Outils de développement ».
  3. L’inspecteur de code source s’ouvrira, cliquez ensuite sur l’onglet « Console » situé à côté de l’onglet « Elements ».

Voici le type d’erreur pouvant apparaître dans la Console Google Chrome :

Comment résoudre l'erreur “jQuery is not defined” ?

Dans cet exemple, l’erreur “jQuery is not defined” concerne une erreur JavaScript / jQuery :

Les optimisations de votre plugin de cache ont probablement été poussées un peu trop loin, ce qui a cassé l’exécution de la bibliothèque jQuery, pourtant nécessaire à de nombreuses fonctionnalités de WordPress. 

Impossible de détailler toutes les erreurs de la Console ! 

La console peut révéler de nombreux autres types d’erreurs.

Face à un problème d’affichage ou une fonctionnalité précise non fonctionnelle, le premier réflexe à avoir est d’effectuer une recherche concernant ce ou ces messages d’erreur sur le moteur de recherche de Google. Ensuite, analysez-les attentivement, pour voir si le nom de votre thème ou d’un plugin particulier est mentionné dans le message d’erreur. 

Si votre problème WordPress n’est pas encore résolu à ce stade, passez à l’étape suivante…

3. Vider le cache pour voir les erreurs

Vider le cache de votre navigateur Internet :

Vider manuellement le cache de votre site WordPress :

Le contenu du répertoire /wp-content/cache/ peut être supprimé sans aucun risque :

En supprimant les dossiers et fichiers cachés présents dans /wp-content/cache/, vous pourrez peut-être voir apparaitre de nouvelles erreurs, grâce au mode debug de WordPress et aux logs d’erreur de PHP.

Visiter le tableau de bord WordPress :

Si vous avez accès à votre tableau de bord administrateur WordPress, nous vous encourageons aussi à naviguer au travers de plusieurs sections de ce dashboard. De cette manière, certains messages d’erreur pourraient apparaitre ou s’enregistrer dans vos fichiers error_log et/ou debug.log.

Si le vidage du cache ne vous offre pas suffisamment d’informations pour résoudre votre problème, passez à l’étape suivante.

4. Vérifier le .htaccess

Beaucoup d’erreurs peuvent provenir du fichier .htaccess principal, présent à la racine de votre site. Certains plugins peuvent modifier votre fichier .htaccess à l’occasion d’une mise à jour automatique. De plus, une configuration .htaccess peut être compatible avec un hébergeur Web, mais pas un autre. Il convient donc de vérifier, en priorité, si l’erreur ne provient pas de ce fichier, en le désactivant temporairement. 

Le fichier .htaccess n’est pas 100% vital au fonctionnement de WordPress. Au premier abord, il est uniquement utile pour l’accès à vos pages et articles, grâce à des permaliens (des URLs propres).

Cela permet d’accéder à des pages via des URLs conviviales, comme celle-ci : 

  • example.com/page-123/

Au lieu d’URLs moins élégantes, telles que celle-ci : 

  • example.com/?page=123

Commencez donc par sauvegarder le fichier .htaccess présent actuellement à la racine de votre site WordPress. Vous pouvez le télécharger sur votre ordinateur, ou le renommer temporairement (par exemple en bkp123.htaccess), ce qui aura pour effet de le désactiver. 

Vous ne voyez aucun fichier .htaccess à la racine de votre site WordPress ? 

C’est tout à fait normal, car par défaut, les fichiers .dotfiles (commençant par un point) sont cachés dans le Gestionnaire de fichiers de cPanel.

Pour voir les fichiers .dotfiles (et donc, votre fichier .htaccess), activez l’option « Afficher les fichiers masqués (dotfiles) » via le Gestionnaire de fichiers > Paramètres (en haut à droite).

Ensuite, tentez de repasser sur le fichier .htaccess par défaut de WordPress en créant manuellement un nouveau  Fichier vide ;

puis copiez le contenu par défaut du .htaccess WordPress, depuis cet article, à partir de “#BEGIN WordPress” jusqu’à “#END WordPress”.

Si cela résout le problème, analysez votre fichier .htaccess dans le détail afin de trouver le ou les lignes de code responsables de l’erreur. Vous pouvez aussi faire le choix de conserver le fichier .htaccess de base, à condition qu’aucune fonctionnalité spécifique à votre site WordPress ne soit altérée. 

Si votre problème persiste, passez à l’étape suivante…

5. Revenir sur un thème de base

L’étape recommandée à présent est de basculer sur un thème WordPress dit “de base”. Il s’agit de l’un des thèmes WordPress “par défaut” qui sont publiés chaque année : 

  • Le thème Twenty Nineteen en 2019
  • Le thème Twenty Twenty en 2020
  • Le thème Twenty Twenty-One en 2021
  • et ainsi de suite

Les nostalgiques peuvent retrouver tous les thèmes WordPress par défaut sur cet article (mais les audacieux peuvent aussi retrouver ici, les meilleurs thèmes WordPress actuels).

L’avantage de basculer sur un thème de base est que vos plugins ont très probablement été testés sur ces thèmes par défaut. Vous comprenez donc que tous vos plugins n’ont probablement pas été testés avec votre thème WordPress actuel, surtout s’il s’agit d’un thème un peu exotique et non l’un des thèmes les plus populaires du marché

En effet, la majorité des erreurs WordPress proviennent de l’un de ces 5 facteurs : 

  • Votre thème WordPress.
  • Vos plugins WordPress (au moins l’un d’eux).
  • Votre version “cœur” de WordPress (incompatibilité avec un plugin ou un thème ancien).
  • Votre code source personnel (écrit et ajouté dans votre thème enfant/child-theme, functions.php ou un mu-plugin).
  • Votre hébergement Web (problème de configuration, incompatibilité de WordPress avec votre version de PHP, etc).

Repasser sur un thème WordPress de base non modifié (ex : Twenty Twenty-One pour l’année 2021), vous permet de confirmer ou d’écarter immédiatement, un bug ou un conflit relatif à votre magnifique thème WordPress actuel.  

Comment changer de thème sans accès à /wp-admin/ :

Puisque vous êtes confronté à une panne WordPress, il est possible que vous n’ayez pas d’accès à votre tableau de bord administrateur WordPress. Vous pouvez donc modifier le thème utilisé par votre instance de WordPress de 2 façons différentes : via le Gestionnaire de fichiers de cPanel ou via phpMyAdmin. 

Activer le thème par défaut via le Gestionnaire de fichiers (novice) : 

Il s’agit de la manière la plus simple de désactiver (temporairement) le thème WordPress qui pose problème. 

Rendez-vous dans les fichiers de WordPress via le File Manager de cPanel > répertoire /wp-content/themes/.

Ensuite, renommez temporairement le thème et le child-theme en ajoutant par exemple « bkp123 » à la fin du nom de votre thème, comme ceci : 

  • /wp-content/themes/my-theme-bkp123/
  • /wp-content/themes/my-child-bkp123/

Cela aura pour effet de basculer sur le thème de base par défaut le plus récent, présent sur votre instance de WordPress, ou dans tous les cas, de désactiver le thème problématique.

Videz manuellement le cache de votre site WordPress comme vu précédemment.

Ensuite, tentez de vous connecter à votre tableau de bord WordPress pour vérifier si vous avez pu retrouver votre accès au dashboard administrateur.

Activer le thème par défaut via phpMyAdmin (expert seulement) : 

Cette procédure n’est à recommander que si vous êtes sûr de ce que vous faites.

Si vous êtes à l’aise avec la manipulation de données MySQL, vous pouvez basculer sur un thème par défaut via phpMyAdmin.

Il y a 3 lignes à modifier dans la table “options” (ex : wp-options). Si vous modifiez correctement ces 3 lignes, cela changera effectivement le thème actif sur votre instance de WordPress : 

  • template – le “Theme Name” (nom du thème) comme défini dans le fichier style.css
  • stylesheet – le nom du répertoire du thème visé
  • current_theme – le nom du répertoire du thème visé (bis)

Si vous êtes familier avec l’exécution de requêtes MySQL, cette requête pourrait vous aider (modifiez wp_options avec votre préfix SQL approprié, mentionné dans wp-config.php) :

SELECT *
FROM wp_options
WHERE option_name = 'template'
OR option_name = 'stylesheet'
OR option_name = 'current_theme';

Videz manuellement le cache de votre site WordPress comme vu précédemment.

Ensuite, tentez de vous connecter à votre tableau de bord WordPress pour vérifier si vous avez pu retrouver votre accès au dashboard administrateur.

Si votre panne WordPress est toujours présente, c’est une bonne nouvelle. Cela signifie que le problème n’est pas relatif à votre thème WordPress. 

6. Désactiver temporairement tous les plugins

Comme vous l’avez devinez, si le problème n’est pas issu de votre fichier .htacces ou de votre thème WordPress, il est très probable que le coupable soit l’un de vos plugins.

En effet, il est fréquent d’évoluer dans le temps, avec un site WordPress et toute une série de plugins qui ne sont pas mis à jour très régulièrement, voir, qui sont totalement abandonnés. C’est particulièrement vrai lorsqu’on ne sélectionne pas l’un des meilleurs plugins WordPress.

Heureusement, WordPress est très bien conçu pour le débogage de problèmes liés aux plugins.

Tout d’abord, pour un diagnostic optimal, commencez par désactiver temporairement votre plugin de mise en cache.

Ensuite, choisissez votre méthode préférée, parmi l’une de ces 2 options pour désactiver vos plugins.

Pour info, avant de commencer :
Sachez qu’en désactivant un plugin, dans l’immense majorité des cas, les données associées au plugin restent 100% intactes dans la base de données et sont conservées à la réactivation du plugin. Une seule exception, à notre connaissance : Akismet et Jetpack demandent une reconnexion à WordPress.com à la réactivation. Certains plugins offrent une option de “nettoyage des données à la suppression”, mais cela ne concerne pas la désactivation des plugins.

Option 1 : désactiver tous les plugins WordPress d’un coup

Vous pouvez sans danger désactiver tous vos plugins WordPress afin de valider si oui ou non, le problème est issu de l’un de vos plugins.

  • Si le problème persiste, réactivez simplement tous les plugins désactivez récemment. 
  • Si le problème a disparu, c’est qu’il provient de l’un de vos plugins. Réactivez-les un par un, tout en testant votre site (vider votre cache, rafraîchissez la page).

Dès que le problème réapparaît, vous avez trouvé le plugin responsable de l’erreur !

Option 2 : désactiver certains plugins WordPress précis, les uns après les autres

Vous soupçonnez certains plugins précis d’être les responsables de votre problème ? Dans ce cas, désactivez-les, un à un, tout en testant votre site à chaque tentative (vider votre cache, rafraîchissez la page). 

Si le problème persiste, continuez la désactivation dans l’ordre qui vous semble le plus optimal, mais surtout, continuez vos essais jusqu’à la désactivation totale de tous les plugins. Il est fréquent que cela soit le plugin que nous soupçonnons comme étant le moins problématique, qui soit la source du problème.

Allez jusqu’au bout de vos tests pour pouvoir écarter totalement la piste des plugins !

Comment désactiver les plugins sans accès au tableau de bord WordPress ?

À cause d’une erreur critique, vous n’avez peut-être pas accès à votre interface d’administration ? Dans ce cas, via votre Gestionnaire de fichiers cPanel, rendez-vous dans le répertoire /wp-content/plugins/ et renommez les plugins en ajoutant une petite chaîne de caractère à la fin du nom du répertoire. Par exemple, pour désactiver temporairement le plugin « wordpress-seo » nous renommons le répertoire en « wordpress-seo-bkp123« .

Comment désactiver un plugin WordPress manuellement ?

Cela aura pour effet de le désactiver. Bien sûr, pour réactiver le plugin, restaurez le nom par défaut du répertoire et vérifiez, via votre tableau de bord, dans votre liste de plugins, que le plugin est bien activé dès que vous aurez récupéré l’accès à votre interface d’administration.   

J’ai trouvé le plugin en cause, mais comment corriger le bug ?

Très bien ! Vous avez pu isoler quel plugin est le fautif. C’est une information très précieuse pour vous, et pour l’assistance EasyHoster, afin de vous aider plus en avant si nécessaire.

Fort de cette information, passez à l’étape suivante…

7. Corriger le bug avec WordPress

À ce stade, 90% des utilisateurs ayant suivi scrupuleusement les étapes précédentes ont pu isoler la cause de leur bug WordPress.

Si le bug a été résolu en cours de route, vous devriez avoir des pistes sur son origine (le thème, quel plugin…).

Si le problème ne se produit plus lors de la désactivation de votre thème ou d’un plugin, voici comment procéder pour résoudre définitivement votre problème.

Vous pouvez :

  • choisir d’abandonner le plugin/thème fautif, surtout si celui-ci n’est pas vital au fonctionnement de votre site ou si celui-ci n’est plus régulièrement mis à jour
  • faire des recherches sur Google pour trouver si quelqu’un d’autre a le même souci que vous et partage une solution
  • contacter le support technique du plugin/du thème pour voir s’ils ont une solution à vous proposer
  • trouver un paramètre précis, dans la configuration du plugin, qui doit être corrigé/modifié, afin de résoudre l’erreur ou le dysfonctionnement (bien sûr, cela nécessite quelques tests à effectuer de votre côté)

Ensuite, même si ce conseil peut paraître évident, la mise à jour du thème ou du plugin concerné peut résoudre bien de soucis… 

8. Effectuer les mises à jour de WordPress, du thème et des plugins

Peut-être aurions-nous dû commencer par cela ? 

Effectivement, il est très fréquent qu’un bug WordPress soit connu de l’équipe de développeur qui en est à l’origine, qu’il soit issu du cœur de WordPress, d’un thème ou d’un plugin.

Quoi que, le bug peut ne pas forcément être connu ou les mises à jour peuvent ne pas le résoudre. C’est pour cette raison que nous vous encourageons à effectuer un diagnostic complet, avant de vous lancer dans la mise à jour agressive de toutes vos solutions (WP, thème et plugins). 

Vous avez un backup :

Si vous avez bien suivi ce guide, vous avez effectué une sauvegarde fiable de vos données via CodeGuard ou une solution équivalente. Vous devriez donc être en mesure d’effectuer tranquillement les mises à jour de vos solutions techniques, sans danger. 

Activer le mode maintenance : 

Si vous intervenez sur votre environnement de production, pensez à mettre votre site WordPress en maintenance avant l’intervention. Vous devriez aussi agir pendant les heures creuses (pendant la nuit ou le week-end).

Comment mettre à jour WordPress proprement : 

Ensuite, nous vous recommandons d’effectuer les mises à jour, depuis la section « Upgrade » / « Mises à jour » de votre site WordPress, en suivant cet ordre : 

  1. Faites la mise à jour de WordPress (cœur).
  2. Faites la mise à jour des plugins (Tout sélectionner > Mettre à jour les extensions).
  3. Faites la mise à jour de votre thème (voir en bas de page des mises à jour).

Tout cela se passe sur la même page (Mises à jour de WordPress) : 

Comment mettre à jour WordPress proprement ? (faire les updates et l'upgrade)

Avant de vérifier votre site :

En suivant les instructions données précédemment (en haut d’article), videz impérativement tous vos caches (répétez cette opération 2 fois).

Il serait peut-être même utile de redémarrer votre ordinateur, votre iPhone et votre chaudière 😀 

Mais puisque vous êtes quelqu’un de chanceux dans la vie, votre site WordPress devrait être comme neuf après cette dernière intervention sans avoir dû redémarrer votre chaudière.

Quoiqu’à ce stade, régulièrement, il peut y avoir un quelques petits détails qui ont changés  : un bouton n’est plus dans la bonne couleur dans le menu de votre site, l’apparence d’un widget peut avoir changé…

Pas de panique. Il est normal qu’une telle mise à jour (majeure) soit accompagnée de son lot de travail de maintenance : rétablissez manuellement la couleur du bouton qui a changé. Après tout, c’est un moindre mal puisque le bug principal est à présent corrigé.

Sauf si vous n’êtes pas chanceux…

Le problème persiste malgré que vous ayez scrupuleusement suivi ce guide de dépannage WordPress ? 

Vous faites partie des 5% de malchanceux qui subsistent, mais nous allons tout de même vous aider à solutionner votre problème !

Pensez-vous que votre problème puisse provenir de votre hébergement Web ?

Vous avez pourtant sélectionné un hébergeur cPanel à la pointe de la technologie, qui veille lui-même à choisir uniquement des technologies standards et universelles, pour le confort de tous.

Bien sûr, une incompatibilité entre votre configuration PHP actuelle et votre site WordPress est toujours possible. Dans ce cas, lisez la suite…

9. Vérifier son hébergement Web

Vérifier votre version de PHP : 

Si vous êtes sur une version trop ancienne ou trop récente de PHP, les problèmes peuvent provenir de plugins qui ont abandonné les versions précédentes de PHP, ou qui ne sont pas encore à jour pour les versions les plus modernes. 

Heureusement, chez EasyHoster, nous vous donnons le choix parmi plusieurs versions de PHP, couvrant jusqu’à 7 ans de releases PHP (ex : PHP 5.6 > PHP 8.0). 

Comment changer de version de PHP chez un hébergeur WordPress de qualité ?

N’hésitez pas à basculer entre les versions de PHP pour vérifier si cela résout votre panne avec WordPress. 

Vérifier les limites et paramètres de PHP : 

Chez EasyHoster, les limites par défaut de PHP sont ajustées pour convenir à 99,9% des utilisations courantes et sont d’ores et déjà largement optimisées, pour une utilisation gourmande de WordPress (boutique en ligne, portail avec forum de discussion, etc). Cependant, vous souhaiterez peut-être vérifier les limites de votre hébergement PHP et y modifier certaines variables, comme le max_execution_time qui peut être poussé jusqu’à 300 secondes, pour certains scripts d’importations gourmands.

Modifier allow_url_fopen, display_errors, error_reporting, expose_php, file_uploads, log_errors, max_execution_time, max_input_time, memory_limit, post_max_size, upload_max_filesize chez un hébergeur WordPress cPanel.

Tout cela est possible depuis une interface visuelle, via votre compte cPanel EasyHoster dans l’onglet Sléectionner une version de PHP (Select PHP Version) > Options.

Vérifier les modules PHP activés : 

Certains plugins très spécifiques nécessitent l’activation de modules PHP, eux aussi… très spécifiques. 

Par défaut, chez EasyHoster, tous les modules populaires sont activés et de nombreux autres modules complémentaires sont préinstallés. Il vous suffit d’1 clic pour les activer, via la même interface que vue précédemment (Select PHP Version).

Activer le module PHP bcmath, dom, fileinfo, GD, igbinary, IMAP, ZIP, gmagick, imagick, intl, ioncube_load, json, ldap, mbstring, mysqli, mysqlnd, opcache, pdo, pdo_mysql, phar, posix, soap, sockets, ssh2, sysvmsg, sysvsem, sysvshm, wmlreader, xmlrpc, xmlwriter, xsl sur hébergement WordPress premium.

Si l’erreur de votre plugin WordPress provenait d’un module PHP manquant, ce simple clic et le vidage de votre cache permettront de résoudre l’erreur rencontrée. 

Vérifier la présence de fichiers php.ini ou .user.ini : 

Si ce n’est pas déjà fait, activez l’affichage des fichiers .dotfiles en vous reportant au chapitre sur le fichier .htaccess de ce guide.

Sur certaines anciennes infrastructures d’hébergement Web, vous avez peut-être été habitué à créer des fichiers php.ini et/ou .user.ini, pour personnaliser certains paramètres de votre configuration PHP, par le biais de lignes de code. 

Grâce à CloudLinux et le mod_lsapi, chez EasyHoster, ces pratiques font partie du passé. 

Vous disposez d’une interface (vue précédemment : Select PHP Version > Options), vous permettant d’ajuster les paramètres autorisés par nos solutions d’hébergement mutualisées : allow_url_fopen, display_errors, error_reporting, expose_php, file_uploads, log_errors, max_execution_time, max_input_time, memory_limit, post_max_size, upload_max_filesize, etc.

Les fichiers php.ini et .user.ini ne sont donc pas utiles et peuvent générer des erreurs fatales sur votre hébergement EasyHoster.

S’ils sont présents, il est donc recommandé de purement et simplement supprimer ces 2 fichiers de la racine de votre hébergement Web :

php.ini, .user.ini, CloudLinux, mod_lsapi, hébergeur WordPress

Vérifier votre base de données : 

Quelques problèmes peuvent également provenir de votre base de données : 

  • Une corruption de données :
    Sur les anciens systèmes (MyISAM) cela peut arriver. Mais rassurez-vous, aucune perte de données ne devrait être à prévoir. Exécutez simplement un « repair table » et « optimize table » sur toutes vos tables MySQL via PhpMyAdmin pour débloquer la table MySQL corrompue.
    Réparer et optimiser une base de données MySQL MyISAM corrompue chez un hébergeur WordPress.
  • Une surcharge de table MySQL :
    C’est aussi quelque chose qui peut arriver. Pour diagnostiquer cela, triez vos tables MySQL par Taille (colonne : Size) et analysez la table qui est la plus volumineuse. Si la taille dépasse 150 Mo, sans raison valable, cela doit commencer à vous alerter. Stockez-vous de nombreuses révisions de posts WordPress ? Enregistrez-vous de nombreux logs dans votre base de données ? Un plugin mal optimisé est-il en train de dévorer vos ressources ? Google est votre ami ! Faites une recherche sur “Nom de la table MySQL + large table” pour trouver d’autres utilisateurs victimes du même problème que vous.
Si malgré toutes ces recherches et tentatives, vous n’arrivez pas à résoudre le problème par vous-même, il peut être nécessaire de faire appel à un spécialiste ; ou en tant que client EasyHoster, faire appel à notre support technique, afin d’effectuer un dépannage spécifique à votre situation. La plupart de nos clients bénéficient d’un certain quota de dépannage gratuit, dont voici les conditions. Contactez-nous pour toute question à ce sujet.

Malheureusement, vous n’êtes pas (encore) client chez EasyHoster ? Dans ce cas, tentez votre chance avec la dernière étape de ce guide de dépannage WordPress…

10. Contacter son hébergeur Web

Dans 99,9% des cas, le problème ne se posera plus après avoir attentivement appliqué les étapes précédentes. N’hésitez pas à revenir dessus calmement. Les problèmes sont souvent liés à un plugin ou un thème mal développé (code), mal configuré (tableau de bord), ou non maintenu par son développeur (mises à jour).

Le bug n’est toujours pas résolu après tout ça ? Le problème persiste alors que vous êtes repassé sur le thème d’origine de WordPress, sans aucun plugin activé, en suivant tous les détails de ce guide de dépannage ?

Dans ce cas, n’hésitez pas à contacter l’assistance EasyHoster. Le dysfonctionnement peut-être lié à votre fichier wp-config.php, ou votre hébergement Web actuel. Nous nous ferons un plaisir d’établir un premier diagnostic, pour vous dépanner dans les meilleurs délais, que vous soyez déjà client EasyHoster, ou pas 🙂 (vérifiez nos conditions)

Comment éviter les pannes de sites WordPress ?

Afin de diminuer le risque d’erreurs ou de dysfonctionnements, nous encourageons tous les utilisateurs de WordPress à limiter le nombre de plugins installés sur leur site. Cela améliore les performances, puisque chaque plugin installé a pour effet immuable d’ajouter des centièmes de secondes au chargement de vos pages. Cela diminue également le risque de conflits entre les plugins.

Nous recommandons également de vous orienter vers des plugins fiables et des thèmes WordPress largement utilisés, ou autrement dit, d’éviter les solutions techniques peu connues. Utilisez toujours un thème enfant (child-theme) pour appliquer vos modifications de code source et ne modifiez jamais les fichiers du cœur de WordPress. Le CMS est conçu pour utiliser du code personnalisé dans ces 5 emplacements uniquement : 

  • Le thème (vous pouvez créer le vôtre)
  • Le child-theme (facile à personnaliser, sans tout casser)
  • Le fichier functions.php du child-theme (idéal pour se faire la main)
  • Les plugins (vous pouvez créer les vôtres)
  • Les mu-plugins (pratiques pour un petit bout de code qui ne bouge pas)

D’expérience, les clients conservant un site ou une boutique minimaliste obtiennent de meilleurs résultats dans leurs affaires. Nous vous encourageons donc à vous focaliser sur les actions essentielles que doivent effectuer vos utilisateurs finaux, sans chercher à surcharger votre site de nombreuses fonctionnalités supplémentaires qui ne seraient pas complètement essentielles à votre service en ligne.

Nous espérons que ce guide a pu vous être utile, notre priorité, c’est votre réussite et rien d’autre !

Sur le même sujet : Mon site WordPress rencontre des problèmes de lenteur chez mon hébergeur actuel, pouvez-vous m’aider ?
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